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Pourquoi la prévention doit-elle être obligatoire en France ?

Pourquoi la situation pose-t-elle problème ?

La médecine générale est une discipline scientifique et universitaire, avec son propre contenu d’enseignement, sa recherche, ses niveaux de preuve et sa pratique.

Les soins primaires sont des prestations de soins de santé accessibles et intégrés, par des médecins qui ont la responsabilité de répondre à une grande majorité de besoins de santé individuels, d’entretenir une relation prolongée avec leurs patients et d’exercer dans le cadre de la famille et de la communauté.

Au-delà de l’aspect strictement thérapeutique, qui a souvent été développé dans différentes études, l’aspect économique est fondamental, dans un moment où la France enregistre toujours des pertes abyssales au niveau de la branche Maladie de la Sécurité Sociale.

Sans revenir sur plusieurs causes qui ont été mises en exergue à juste titre (les français vivent plus vieux, la technologie coûte de plus en plus, etc…), il n’est pas possible d’entretenir un système qui constitue une anomalie financière d’un point de vue des comptes de la Nation.

La prise en charge d’une pathologie très tôt après les premiers symptômes (détectés par le médecin généraliste) permet d’une part de plus grandes chances de guérison, et d’autre part de faire beaucoup d’économies à la collectivité.

Ce constat a été effectué par les USA qui, dans le cadre de l’OBAMA CARE (réforme de la Santé) impose le cahier des charges des visites obligatoires chez le médecin généraliste, dans le cadre d’un programme de prévention et de détection.

A noter que ce principe prend le contre-pied des habitudes françaises, dont le système de soin est curatif et non préventif (il est important de rappeler qu’en France, le barème de remboursement de la Sécurité Sociale prévoit un taux de remboursement pour l’hôpital – en % de remboursement – plus élevé que pour celui des consultations médicales, 80/100% contre 70%, sachant qu’à l’hôpital on soigne après déclaration d’une pathologie donc dans une démarche curative exclusivement, ce qui n’est pas le cas pour le médecin qui peut détecter sans soigner, mais le cas échéant diriger efficacement en amont vers des spécialistes).

Solution préconisée par l'IPS

l’IPS estime que le temps est venu de mettre un « radar » de bonne santé par le biais d’UNE visite UNIQUE et OBLIGATOIRE chez le médecin.

Cette visite serait UNE campagne nationale de collecte de données médicales.

Quel est le meilleur et le plus efficace collecteur de données médicales ? Ce n’est pas une application ou un smartphone, c’est le médecin.

Tout simplement parce qu’au-delà d’un scoring robotisé, il sait s’adapter à une situation personnelle et poser les bonnes questions à son patient, de surcroît s’il connait l’environnement familial en étant le médecin traitant.

Nous conserverions donc un rôle central pour le médecin dans cette campagne.

Ce principe serait d’obliger les Français de plus de 10 ans à passer une visite obligatoire « check up général » chez leur médecin traitant.

Le contenu (durée et la liste des contrôles) de cette (ou ces) visite(s) doit être validée par un Comité Scientifique, le tarif serait lui validé par les Syndicats de médecins.

Le médecin ayant pratiqué le contrôle :

  • Informera la Caisse dont le citoyen relève que l’examen a été effectué
  • Signalera au citoyen si un point nécessitant examen complémentaire voire visite chez un spécialiste est avéré (cette information relève du secret médical et entre dans le champ de la relation médecin/patient)

Le non-respect de cette obligation pourra entraîner l’application d’un ticket modérateur majoré sur les postes consultations (50% au lieu de 30%) et hôpital (40% au lieu de 20%, 20% au lieu de 0).

L’intérêt d’agir sur le ticket modérateur (partie restant à charge de l’assuré social) est d’impacter les assurances complémentaires qui devront soit majorer leur prix, soit participer aux campagnes d’information et de sensibilisation pour que leurs clients assurés sociaux respectent l’obligation de visite.

Télécharger le dossier technique de la proposition

application/pdf DT-Sante-Prevention-190117.pdf (880.0 kB)

Télécharger l'infographie

Les rapporteurs du dossier technique

ips/photos/laurent_ouazana.jpg

Laurent OUAZANA
Président de CIPRES Assurances - Partenaire de l'IPS
Responsable du pôle d'expertise "Santé", Membre du Conseil d'Orientation Scientifique de l'IPS